retour sur le groupe de travail Marne remplacement du premier degré

Ce groupe de travail était impatiemment attendu car de nombreuses questions cruciales pour les personnels remplaçants restaient sans réponses : le nouveau maillage, les distances d'intervention, les ISSR, le logiciel de gestion, etc...

Groupe de travail départemental Marne sur le remplacement du premier degré le 08-12-2025

Ce groupe de travail était impatiemment attendu car de nombreuses questions cruciales pour les personnels remplaçants restaient sans réponses.

En introduction le secrétaire général tient à rassurer sur les inquiétudes des personnels que nous lui avions remontées.

Il rappelle qu’il n’est pas dans l’intérêt de l’administration d’envoyer loin les remplaçants.

La priorité sera la proximité géographique du domicile ou du lieu d’affectation .

Il n’ y aura pas d’IA aux commandes, ajoute-t-il.

Nous avions en effet lors de l’alerte sociale signalé un double problème : le risque de perte de contact humain, le risque de perdre la connaissance fine qu’ont les secrétaires de circonscription des personnes et des écoles.

Ce risque n’est cependant pas totalement écarté puisque si ce sont bien des personnes qui feront la répartition des remplacements ce ne seront plus les secrétaires de circonscription qui le feront mais le service de gestion de remplacement de la DSDEN (qui va en conséquence être renforcé.)

Le fonctionnement du nouveau système :

  1. Les secrétaires de circonscription reçoivent les appels signalant des absences, comme auparavant.

  2. Elles les rentrent dans le logiciel de remplacement.

  3. Le logiciel émet au niveau du service de remplacement de la DSDEN une liste des remplaçants disponibles à proximité.

  4. En fonction de ce critère et d’autres priorités déterminées par l’IA-DASEN (compétences du remplaçant pour l’ASH, le REP etc… ), les personnes de ce service avertissent les directrices.teurs et IEN et envoient aux remplaçant un mail et un SMS.

  5. Le téléphone sera conservé pour des cas particuliers : remplacement long, par ex congé maternité…

Un travail sera fait avec les IEN pour les compétences rentrées dans l’application (coloration) explique le SG.

(Il y a un flou ici sur les critères rentrés et par qui ils seront validés) Pourquoi ne laisse-ton pas la main aux collègues concernés ?

Maillage

Une autre grande inquiétude est le remaillage des affectations.

Le constat fait par le secrétaire général :

  • Actuellement les affectations se concentrent sur certains territoires et en particulier certaines villes.

  • 245 écoles sur 64 communes servent de point d’attache.

  • 143 écoles sur 118 communes sont sans implantation.

Un nouveau principe est posé : 1 remplaçant par école avec pour objectif d’étendre la couverture des écoles.

Sur le travail qui est en court :

  • Il y aurait 341 écoles sur 139 communes avec 1 remplaçant.

  • 61 % des titulaires ne changeront pas de commune de résidence administrative.

  • Si il y a un ZIL il reste dans l’école et le brigade, si il est déplacé, l’est sur une commune proche de son domicile ou sur une autre école de la commune.

  • Le travail principal porte sur les 93 collègues qui ont un changement de commune de rattachement pour apprécier la modification de distance.

  • Tout le monde sera prévenu.

 

Sur les REP dont nous soulignions la nécessité de stabilité des remplacements le secrétaire générale précise :

Les actuels brigade REP + seront affectés dans une école REP + pour couvrir les 18 demi journées de pondération. Mais il n’y a plus de spécialisation.

Un autre sujet important est l’ISSR. indemnité compensatrice de remplacement. Aujourd’hui celle-ci est validée pour tout déplacement hors de sa résidence administrative y compris lorsque le remplaçant est envoyé en renfort sans qu’un personnel soit absent, ( ce qui nous paraît conforme puisque il s’agit d’une compensation pour un déplacement et une tâche effective d’enseignant ) mais le secrétaire général nous explique que le ministère refuse cette conception. De plus le nouveau logiciel versera directement les ISSR en fonction des remplacements effectués mais ne pourra prendre en charge cette modalité, nous dit-on.

  • La règle d’indemnisation sera pour les renforts un Ordre de Mission et un État des frais.

  • Cela pourrait évoluer au niveau du ministère, ajoute le secrétaire général.

( Nous ne manquerons pas de remonter cette demande à nos instances nationales pour que le ministre soit interpellé et corrige cette injustice.)

Dernier point sensible : En cas de refus et de passage au mouvement intra-départemental.

Nous sommes très inquiets de la situation de ceux qui collègues qui voudraient changer de poste suite à cette modification de leur affectation. Le mouvement de l’année dernière s’est révélé très fermé étant donné le très faible nombre de postes vacants.

Les collègues auront-ils, si ils refusent cette modification, une bonification ?

  • Le secrétaire général indique que l’IA-DASEN a accepté de faire bénéficier les collègues d’une bonification au barème de 900 point mais seulement sur les postes de même nature c’est à dire de remplaçant et dans un rayon de 25 km.

  • Ce n’est pas une mesure de carte scolaire car le poste n’est pas supprimé.

  • Il est difficile ajoute-t-il de faire plus car cela créerait un sentiment d’injustice chez les autres participants au mouvement.

Le manque de formation spécifique avait été une des remarques remontées au rectorat lors de notre alerte sociale

Sur le département nous savions qu’un plan de formation avait été élaboré. Le secrétaire général nous donne quelques éléments :

  • Ce sera un programme sur deux ans au métier de remplaçant,

  • Pour donner des outils, développer les compétences , avoir une réflexion sur le métier, améliorer son attractivité.

En résumé :

Nous sommes face à un changement imposé d’en haut, sans outil opérationnel avant 2027, sans moyens supplémentaires, et avec de nombreuses zones d’ombre qui peuvent mettre en danger les conditions de travail des remplaçants et la qualité du service public.

Ce que nous portons

  • Pas de départementalisation précipitée sans garanties.
  • Transparence des profils, respect des choix des agents.
  • Maintien des spécificités ZIL, BFC, REP+ et ASH.
  • Rattachement au plus près du domicile.
  • Des moyens humains et des formations adaptées.