Un CSA-SD était convoqué pour valider le plan de remplacement du premier degré que le ministère impose aux académies. L'incertitude qu'il crée s'ajoute aux difficultés du métier de remplacement. Une bonne nouvelle cependant le report de la nouvelle carte d'affectation des remplaçants.tes.
CSA-SD du 09-02-2026 : Projet de remplacement du premier degré.
Nous avons rappelé lors de ce CSA-SD notre opposition à la perte de la spécialisation des postes de remplacements et notre refus de voir les ISSR ne plus couvrir les missions hors remplacement d’absence.
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La spécialisation répondait à des besoins spécifiques.
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L’ISSR est une compensation pour les contraintes liées au déplacement et devrait donc compenser ceux-ci.
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L’IA s’est engagé à faire remonter et appuyer cette demande au ministère qui pourrait changer sa position.
La fusion en un seul corps de remplaçants ne nous semble pas non plus la bonne solution.
Une surprise a été la proposition de report du remaillage de la carte des affectations par l’inspectrice d’académie à la rentrée 2027.
L’inspectrice d’académie s’est aussi engagée à ce que ses services étudient comment avertir en 2027 ceux qui seraient concerné par une nouvelle affectation afin qu’ils puissent faire le choix de rester ou pas sur leur poste en toute connaissance de cause.
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En début de réunion, L’inspectrice d’académie nous a présenté la situation.
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25 postes crées sur les deux dernières années.
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Enjeu d’équité sur l’ensemble du territoire (pour contrôle continu et examen).
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Enjeu aussi de présence en territoires ruraux.
Dans le département et l’académie nous avons une situation honorable, mais on peut l’améliorer .
Elle propose 4 pistes d’action :
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Soutenir le nombres de postes, 9,8 % des moyens ( national 9,3 %)
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Maîtriser les besoins, contenir les absences générées par l’administration, contenir les autres situations d’absence.
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Assurer les absences prévisibles avec une continuité du remplacement,
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Optimiser le remplacement. ( Par ex : ne pas placer les formations continues en période de tension).
Il n’y aura plus qu’une seule zone départementale il ne faut cependant pas craindre des déplacements importants car cela irait contre toute logique, précise-t-elle.
À partir de l’école de rattachement sera identifié un périmètre de service essentiel de l’enseignant.
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Il y a 277 postes actuellement dont 239 occupés à titre définitif.
La caractéristique de ce département est la concentration des remplaçants sur une même école. Un travail a donc été fait sur un maillage départemental de proximité, plus équilibré.
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Il y a 185 communes avec écoles (185).
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On passerait de 61 actuellement à 111 communes avec au moins un remplaçant.
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Sur 387 écoles 180 accueilleront au moins un remplaçant.
Sur le projet 2026 de remaillage de la carte d’affectation (reporté à la rentrée 2027) :
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71 remplaçants qui changeront gagneront de la distance (22 km en moyenne),
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29 seront affectés dans leur communes de domicile,
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11 auront une augmentation de la distance (entre 5,7 et 8,2 kilomètres en +)
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57 ne changent pas de communes de rattachement.
Le traitement des remplacements comme aujourd’hui passera par les circonscriptions, selon les critères de disponibilité, proximité, expériences antérieurs ( rural, REP, ASH, langues…)
On va vers une professionnalisation du remplacement avec la formation dédiée, achève-t-elle.
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Lors du vote qui validait le report de la carte des affectations et la création d’une zone unique de remplacement nous nous sommes abstenus comme les autres organisations syndicales. Comme nous l’avons signalé cette réforme ne nous paraît pas utile. Elle crée de l’incertitude et de l’angoisse alors même que la période est déjà difficile et elle risque de dégrader les conditions de travail des collègues.
En revanche le report de la carte des affectations est une bonne nouvelle, car elle soulagera les collègues d’une part de cette incertitude.
Pour poursuivre : Une autre réforme aurait été possible !