162 pas en arrière, 4 pas en avant... Et vivent les services publics !
Lire notre déclaration préalable. A noter que celle-ci n’a pas suscité d’autres réactions que « cette instance ne traite pas des situations individuelles ». Sur le caractère problématique sur le fond des situations citées, aucune réaction.
Pour la rentrée 2026, les 162 pas en arrière se décomposent comme suit :

99 suppressions de postes dans le 1er degré
52 suppressions de postes dans le 2nd degré
6 équivalents temps plein d’HSA en moins dans le 2nd degré
4 postes administratifs en moins
1 poste de CPE en moins
Le recteur a insisté sur l’ampleur de la baisse démographique, sur le fait que malgré les suppressions l’académie conserverait les taux d’encadrement les plus favorables de France métropolitaine et que si la baisse démographique était répercutée intégralement il y aurait 2 fois plus de suppressions.
La CFDT a opposé que ce dernier argument ne vaut rien dans la mesure où il se réfère à des seuils de 36 élèves en lycée et 30 en collège. Ainsi avec des seuils à 50 élèves par classe, le recteur pourrait se féliciter de suppressions 3 4 ou 5 fois inférieures à ce que la démographie induirait. De plus, il n’est pas rare de trouver des salles de classe littéralement saturées de mobilier pour accueillir tous les élèves, au mépris d’ailleurs des règles de sécurité. Enfin, il ne faut pas passer sous silence que quand bien même il y aurait des classes à 20 ou 25 élèves, les enjeux sociétaux d’aujourd’hui (réseaux sociaux, inclusion…) rendent les conditions de travail ressenties bien plus difficiles que ne le laisse entendre le nombre d’élèves. Vivent les services publics !
La nouvelle carte des zones de remplacement du Second degré a été unanimement rejetée.
Le recteur et son équipe mettent en avant la nécessité d’améliorer les taux d’efficience et de rendement du remplacement en actionnant ce levier du nombre et de l’étendue des zones de remplacement. L’académie passera ainsi de 16 zones de remplacement à 9.
La CFDT, avec les autres organisations syndicales représentatives, a rejeté cet argument en opposant que l’extension des zones augmentera la fatigue des TZR et la dégradation des conditions de travail, que le rectorat n’a pas fait la preuve que cette nouvelle carte améliorera les taux de remplacement. Par exemple, la CFDT a demandé pour la deuxième fois que le rectorat communique le nombre de remplacements non réalisés sur une zone avec en parallèle la disponibilité d’un TZR sur une zone non limitrophe. La question posée en GT en décembre avait reçu pour réponse « régulièrement ». La CFDT a fait remarquer que « régulièrement » ne constitue pas une donnée statistique fiable. Cette fois, nous avons eu droit à un sourire. Vive le dialogue social !
Les trois syndicats avaient déposé plusieurs questions diverses
Le rectorat a accordé le reclassement des 7 derniers maitres auxiliaires de l’académie sur la grille des contractuels enseignants.
La CFDT a demandé la saisine des F3SCT pour la départementalisation du remplacement, le recteur renvoie la balle aux DASEN.
La gestion des AESH par le Sagaa a occupé un long moment de la séance.
Une nouvelle fois ont été mis sur la table la violence des réponses apportées, notamment par la cheffe de service ; les errements réglementaires ; les abus de pouvoir comme la modification par Sagaa des décisions des supérieurs hiérarchiques sur les autorisations d’absence ; le zèle inopportun du service sur le contrôle des demandes de prime mobilité durable.
La CFDT a dit son exaspération quant au fait que ce sont les personnels les plus précaires par leur statut et leur rémunération qui subissent toujours, avec Sagaa aujourd’hui comme hier dans certaines DSDEN, les contrôles les plus appuyés et les vexations les plus fréquentes. Du bout des lèvres, l’administration semble consentir à se pencher sur la question.
Néanmoins la secrétaire générale de l’académie a bien dit que dès lors qu’un supérieur hiérarchique d’un.e AESH a validé une ASA avec ou sans rémunération, Sagaa doit mettre en œuvre la décision.
La secrétaire générale de l’académie a aussi dit qu’elle allait dire à Sagaa d’arrêter de demander les attestations aux supérieurs hiérarchiques pour la prime mobilité durable.
SUR LA DEFENSE DES AESH, LA CFDT NE LACHERA RIEN
A la demande de la CFDT, appuyant une démarche des équipes de l’établissement, le recteur a annoncé surseoir à la mesure de fermeture du Bac Pro Construction Bois au LP Charles de Gaulle à Chaumont.
Sur la CDISation des contractuels administratifs
le rectorat reconnaît près de 6 mois après la décision du Conseil d’Etat que l’administration doit recalculer les anciennetés de service et passer en CDI les collègues ayant l’ancienneté requise.
Sur l’EVARS
Un bilan consolidé sera présenté en CAEN. Un plan de formation est en cours de déploiement. Une grande attention est portée à l’accompagnement des équipes qui seraient mises sous pression par des familles.
Sur le réexamen de la rémunération des AED CDIsés
Le DRH annonce que l’académie attend la grille harmonisée nationale. La CFDT a fait remarqué que d’autres académies avaient déjà avancé sur le sujet.
