CNEA du 28 janvier 2025 : Un enseignement agricole en quête de clarté et de moyens

Le 28 janvier 2025, lors du Conseil National de l'Enseignement Agricole (CNEA), la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques a alerté sur le flou budgétaire et institutionnel qui entoure actuellement l’enseignement agricole public.

Le 28 janvier 2025, lors du Conseil National de l’Enseignement Agricole (CNEA), la CFDT Éducation Formation Recherche Publiques a alerté sur le flou budgétaire et institutionnel qui entoure actuellement l’enseignement agricole public. Si la rénovation des processus de préparation de la rentrée 2025 est une initiative positive, l’absence de visibilité sur les moyens alloués fragilise les établissements et les équipes éducatives.
Notre déclaration liminaire.

CNEA sous tension : annonce de suppressions de postes

Postes spécifiques
Postes

L’effort demandé à l’enseignement agricole, avec la suppression de 45 équivalents temps plein (ETP), dont 25 dans l’enseignement public, est une atteinte directe à la qualité de la formation.

La ministre de l’éducation nationale a annoncé le maintien des 4000 postes qui devaient en principe disparaître de son périmètre. La CFDT exige la même neutralisation pour l’enseignement agricole.

L’éducation ne peut être une variable d’ajustement budgétaire !

Un rôle clé dans les transitions et l’innovation

L’enseignement agricole est un acteur majeur des transitions écologiques, alimentaires et énergétiques. Il forme les jeunes aux enjeux du XXIe siècle, avec des programmes intégrant l’agroécologie, les plans Égalim, Ecophyto ou encore Ecoantibio. Pour accompagner ces défis, les établissements doivent bénéficier de moyens à la hauteur des ambitions.

Vous avez dit transition

Attractivité des métiers et formation des personnels

L’attractivité des métiers de l’enseignement agricole est une préoccupation majeure. Les recrutements peinent à répondre aux besoins, et les parcours de carrière doivent être mieux valorisés.

Enseignement supérieur : un secteur sous pression

Les écoles d’ingénieurs agronomiques, vétérinaires et agroalimentaires font face à une saturation des effectifs, avec une augmentation du nombre d’étudiants sans moyens supplémentaires. La précarité des contractuels (30 % des effectifs) reste une problématique majeure. Il est essentiel de renforcer l’attractivité et les financements de ces établissements pour assurer leur rayonnement et la formation des cadres du secteur primaire.

La CFDT demande des engagements clairs

L’enseignement agricole est un pilier essentiel de la formation et de l’innovation dans les territoires. Il ne peut être affaibli par des choix budgétaires incohérents. La CFDT EFRP demande :

– La neutralisation des suppressions de postes.

– Une stratégie budgétaire lisible et cohérente pour permettre aux établissements d’anticiper.

– Un plan de revalorisation des carrières et de l’attractivité des métiers.

– Un financement renforcé pour l’enseignement supérieur.

Nous resterons vigilants et mobilisés pour défendre un enseignement agricole fort, équitable et à la hauteur des défis contemporains.

Vos représentants au conseil national de l’enseignement agricole : Marie-Pierre Defontaine, Titulaire (Grand-Est et représentante élue du CNEA eu CSE). Arnaud Mothion Titulaire ( Elu CSA REA AURA, CREA AURA, F3SCT AURA). Virginie Pellerin Suppléante (Syndicat académique de Bretagne). Anne-Françoise Jubin-Uhel Suppléante (Elue CSA REA Bretagne, CREA Bretagne, F3SCT CSA EA)