Amiante : Peut-être enfin la fin du tunnel ?

Un plan national amiante a été lancé suite aux demandes des organisations syndicales et de l'incapacité de l’État employeur de savoir qui de ses agents a été ou non exposé à la présence d'amiante. Un GT a eu lieu le 17 décembre au rectorat. Nous y avons porté nos revendications.

Santé au travail : le Plan d’action ministériel amiante 2025 – 2027

M.Conrad l’inspecteur de Santé et Sécurité au travail a présenté en groupe de travail (le 17-12-2025) la stratégie de mise en œuvre de ce plan au sein de l’académie :

  • Formation des acteurs de prévention

  • Recueil des dossiers techniques amiantes et fiches récapitulatives.

  • Accompagnement des agents

On est cependant en droit de s’étonner :

Pourquoi un plan national amiante alors que l’interdiction de ce matériau remonte à juillet 1997 ?

    • Parce que, aujourd’hui encore, nous sommes incapables de savoir qui a pu, qui est encore potentiellement exposé au risque de cet invisible poison. ici

 

Pour notre part, 3 questions essentielles se posaient :

1 – Le temps accordé au référent amiante

(qui sera chargé de traiter la mise à jour exhaustive des Documents Techniques Amiante (DTA) des établissements, de leur analyse et du suivi des préconisations les plus urgentes).

L’administration envisageait l’éventualité de désigner 2 référents amiante :

  • Le Conseiller de Prévention académique (partie formation – communication…)

  • Le responsable bâti scolaire (aspects bâtimentaires)

Pour notre part nous n’y sommes pas favorable car ces deux personnes ont déjà des tâches lourdes. Le référent amiante doit avoir du temps réel pour sa mission et ne doit  pas connaître la  même  situation que certains référents pour qui les missions s’additionnent sans temps supplémentaire.

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2 la question du suivi médical pour les personnels exposés, ou ayant été exposés.

Selon le médecin du travail : cela relève du service de médecine du travail pour le suivi post professionnel

Sur les différents documents existants elle précise :

  • La fiche individuelle d’exposition ne concerne que les personnels qui interviennent sur les travaux. ( Donc pas les agents publics car il leur est interdit de travailler sur des chantiers contenant de l’amiante)

  • L’attestation de présence dans les locaux en présence d’amiante est elle établie à la demande de l’agent. Elle doit être demandée au chef de service du dernier employeur.

  • Un auto questionnaire déclaratif d’exposition potentielle à des poussières d’amiante est envoyé chaque année à ceux et celles qui partent en retraite.

Elle ajoute qu’il existe un fond d’indemnisation des victimes de l’amiante. Le FIVA qui indemnise toute personne dont la pathologie est démontrée liée à l’amiante,(le cancer de la plèvre en particulier).

Les déclarations de maladies professionnelles sont très rares dans l’Éducation Nationale. Dans notre académie il s’agit le plus souvent d’anciens professionnels du privé devenus PLP.

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3- La collation des DTA :

Il ne faut pas laisser seuls les directrices.teurs face aux municipalités, pas plus que les agents face au département et à la région. Cela doit être le rôle du référent, du CP, de L’ISST, de la RH. 

Pour l’ Inspecteur Santé Sécurité Travail le dépôt de tous les DTA sur une plate-forme informatique serait l’idéal.

C’est aussi notre avis et cela permettrait de ne pas imposer des tâches supplémentaires aux directrices.teurs d’écoles. N’oublions pas, si on y arrive, de leur renvoyer quand ils ne l’ont pas eu directement la fiche récapitulative ou le DTA.